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CBD et SOPK : Recherche et compréhension actuelles

Le CBD peut-il aider dans le Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) ? Que suggère la recherche actuelle ? Nous examinerons ce lien plus en détail.

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editorfr , Posté 3 semaines depuis

Le Syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) touche environ 10 % des femmes aux États-Unis. C’est l’une des principales causes d’infertilité chez les femmes du monde occidental [1].

Cette maladie chronique est mal comprise par la médecine moderne, ce qui la rend particulièrement difficile à diagnostiquer et à traiter. Les produits pharmaceutiques utilisés pour traiter cette condition comportent leur propre risque d’effets secondaires — et beaucoup sont tout simplement inefficaces pour certaines femmes.

Cette situation a incité à chercher d’autres suppléments de santé pour soutenir leur état.

Un supplément prometteur en la matière est le cannabidiol (CBD) — le principal composé thérapeutique non psychoactif de la plante de cannabis.

Le CBD peut-il vraiment être utilisé pour aider avec le SOPK ? Dans cet article, nous examinerons le fonctionnement du SOPK et le rôle que le CBD pourrait jouer contre cette maladie chronique.

  • Table des matières

En bref : rôle potentiel du CBD pour le SOPK

  1. Le CBD peut aider à maintenir des niveaux optimaux d’insuline
  2. Le CBD peut favoriser la perte de poids chez les personnes atteintes du SOPK
  3. Le CBD peut soulager des conditions qui sont souvent présentes en même temps que le SOPK (comme l’anxiété)

Qu’est-ce que le SOPK ?

SOPK signifie Syndrome des ovaires polykystiques. Il s’agit d’un ensemble de symptômes (syndrome), impliquant de multiples (poly) sacs de liquide (kystes) dans les ovaires. Il est généralement considéré comme un trouble endocrinien — ce qui signifie qu’il cause un problème avec les niveaux d’hormones. Les hormones les plus fréquemment touchées par le SOPK sont l’insuline, la testostérone et les hormones reproductrices féminines comme l’œstrogène, l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculostimulante (FSH).

Le SOPK se caractérise par la formation de kystes (sacs remplis de liquide) dans les ovaires — mais toutes les personnes diagnostiquées avec cette maladie ne présentent pas ces kystes.

Le SOPK n’est pas une maladie, c’est un syndrome — Qu’est-ce que cela signifie ?

Un syndrome est un ensemble de symptômes qui surviennent simultanément — souvent sans cause connue et qui ne sont pas reliés entre eux. Il existe de nombreux différents types de syndromes. Un exemple de syndrome dont vous avez peut-être entendu parler est le syndrome prémenstruel — qui n’est pas une maladie, mais un ensemble de symptômes.

Inversement, un maladie est une condition anormale spécifique qui affecte négativement le fonctionnement d’un organe ou d’un système de l’organisme.

En tant que syndrome, il n’y a pas de lignes de démarcation qui permettent de regrouper les personnes atteintes du SOPK pour en comprendre la cause et le traitement. La seule chose qui les regroupe, c’est un chevauchement des symptômes, qui peut varier grandement d’une personne atteinte du SOPK à l’autre.

Cette condition ne doit pas être confondue avec la Maladie des ovaires polykystiques (MOPK) dont la cause est claire. Nous traiterons plus en détail des différences entre les deux ci-dessous.

Quelle est la différence entre le SOPK et le MOPK ?

Le SOPK et la MOPK présentent des symptômes semblables, mais ils sont très différents l’un de l’autre lorsqu’on y regarde de plus près.

La MOPK (Maladie des ovaires polykystiques) se caractérise par une hypertrophie des ovaires, habituellement causée par des problèmes d’expulsion des ovules immatures des ovaires pendant le cycle menstruel. Les ovaires peuvent alors grossir et commencer à produire un excès de testostérone, d’œstrogènes, ou les deux. De nombreux cas de MOPK ne présentent aucun symptôme perceptible et ne sont découverts que par un examen de routine. Cette condition peut généralement être contrôlée par des changements dans l’alimentation et le mode de vie.

Le SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques) affecte tout l’organisme, présente une forte composante métabolique et s’avère beaucoup plus grave que la MOPK. Avec cette condition, une douzaine ou plus de nouveaux kystes se forment dans les ovaires chaque mois. La cause de ces kystes reste inconnue. Lorsque les kystes se forment, les ovaires produisent plus de testostérone et d’autres androgènes (hormones mâles), ce qui peut entraîner des changements dramatiques dans l’organisme avec le temps.

Bien que ces deux conditions impliquent la formation de kystes dans les ovaires et des changements dans les niveaux d’hormones, les changements impliqués par le SOPK sont beaucoup plus graves. Ces deux conditions peuvent avoir un impact négatif sur la fertilité.

Quels sont les symptômes du SOPK ?

Seules les femmes peuvent faire l’expérience du SOPK, car il s’agit d’un trouble caractérisé par la formation de kystes sur les ovaires (organe reproducteur féminin). Cette condition peut entraîner de nombreux symptômes, dont certains ne semblent pas liés.

De plus, les symptômes du SOPK peuvent varier beaucoup d’une femme à l’autre. Il est donc extrêmement difficile pour les chercheurs d’étudier cette maladie. Le SOPK chez une femme peut être complètement différent du SOPK chez une autre femme — et sa cause sous-jacente est probablement complètement distincte.

Les symptômes du SOPK peuvent inclure :

  • Pilosité répartie selon un type masculin (hirsutisme)
  • Acné
  • Fatigue
  • Maux de tête
  • Infertilité
  • Troubles de l’humeur
  • Douleur pelvienne
  • Troubles du sommeil
  • Cheveux sur la tête qui se dégarnissent
  • Gain de poids

Quelles sont les causes du SOPK ?

La véritable cause du SOPK fait l’objet de nombreux débats — la vérité étant que de nombreuses causes différentes en seront probablement à l’origine.

Ce que nous savons, c’est que cette condition est principalement une trouble endocrinien. Certains symptômes reposent sur un dysfonctionnement des hormones reproductrices féminines (axe HPO), d’autres se concentrent davantage sur le système métabolique (hormones thyroïdiennes et pancréatiques).

Tous ces systèmes hormonaux s’appuient sur des boucles de rétroaction complexes pour rester en équilibre. Même de légers changements dans cet équilibre peuvent entraîner des effets secondaires importants.

Comment le corps garde-t-il les hormones en équilibre ?

La réponse se trouve dans ce qu’on appelle une boucle de rétroaction négative — le cerveau ordonne aux autres organes de libérer des hormones et ne s’arrête que lorsqu’il détecte des niveaux adéquats de ces hormones dans la circulation sanguine (rétroaction).

Cela fonctionne de la même manière que le système de chauffage de votre maison. Lorsque la température descend trop bas, le thermostat met la chaudière en marche. Une fois qu’il détecte que les températures se situent dans la plage définie, il ordonne à la chaudière de s’éteindre de nouveau pour éviter de surchauffer la maison.

Si quelque chose tourne mal pendant cette boucle de rétroaction négative entre le cerveau et les organes endocriniens (il y a beaucoup de choses qui peuvent mal tourner), les niveaux d’hormones peuvent perdre l’équilibre. C’est ce qui cause les symptômes du SOPK.

Les symptômes associés au SOPK dépendront en grande partie des organes endocriniens touchés.

Détail simplifié des symptômes courants du SOPK et des causes possibles :

Symptôme Glandes surrénales Pancréas Ovaires Glande thyroïde
Pilosité répartie selon un type masculin (Hirsutisme)    
Acné  
Fatigue  
Maux de tête    
Infertilité    
Troubles de l’humeur
Douleur pelvienne      
Troubles du sommeil
Cheveux sur la tête qui se dégarnissent  
Gain de poids  

SOPK et hormones mâles (androgènes)

L’un des principaux facteurs à l’origine des symptômes du SOPK est un excès d’hormones mâles appelées androgènes.

Aussi bien les hommes que les femmes produisent, naturellement, des androgènes comme la testostérone. La différence étant que les femmes transforment la testostérone en œstrogène. Le facteur le plus important est le rapport œstrogène sur testostérone. Chez les femmes, le rapport est fortement pondéré en faveur de l’œstrogène, tandis que les hommes présentent des concentrations beaucoup plus élevées de testostérone.

Dans le cas du SOPK, il peut y avoir un ou deux problèmes :

  1. Production excessive de testostérone
  2. Manque de conversion en œstrogène

Les deux aboutissent à la même chose — des niveaux élevés de testostérone par rapport à l’œstrogène.

Des taux excessifs d’androgènes peuvent inhiber les menstruations (ce qui entraîne une absence de menstruation et l’infertilité), ce qui entraîne une croissance excessive des poils sur la lèvre supérieure et le dos, déclenche la formation de l’acné et entraîne des changements d’humeur [11].

La seule façon fiable de savoir ce qui peut causer vos symptômes consiste à consulter un médecin.

Comment diagnostique-t-on le SOPK ?

Si vous pensez être atteint du SOPK et que vous n’avez pas été diagnostiqué par un médecin, il est important que vous preniez un rendez-vous immédiatement.

Le SOPK est difficile à diagnostiquer et se fait habituellement par un processus d’élimination à l’aide d’équipement diagnostic médical avancé. Il est presque impossible pour quelqu’un de diagnostiquer avec précision le SOPK à la maison.

Les médecins commenceront par une analyse sanguine et effectueront d’autres tests diagnostiques avant d’en arriver à un diagnostic.

Tests courants utilisés pour aider à diagnostiquer le SOPK :

  • Insuline à jeun — Les patients atteints du SOPK souffrent souvent d’hyperinsulinémie (trop d’insuline dans le sang).
  • Ratio entre l’Hormone lutéinisante (LH) et l’Hormone folliculostimulante (FSH) — Ces hormones sont des régulateurs clés du cycle menstruel féminin. Les patients atteints du SOPK peuvent avoir un ratio supérieur à 1:1 (habituellement autour de 2:1).
  • Taux de SHBG — La SHGB (Globuline se liant aux hormones sexuelles) est souvent faible avec le SOPK.
  • Échographie par ultrasons — Il s’agit de rechercher des kystes sur les ovaires. Les kystes sur les ovaires ne constituent pas un diagnostic confirmé de SOPK. Il y a aussi d’autres causes à cela.
  • La Thyréostimuline (TSH) et les hormones thyroïdiennes — Ceci est fait pour éliminer d’autres causes des symptômes comme l’hypo ou l’hyperthyroïdie.
  • CRP — Laprotéine C-réactive est un bon indicateur de l’inflammation dans le corps, qui peut être utilisé pour identifier d’autres causes des symptômes.
  • Numération globulaire — En examinant la concentration et la taille des globules rouges et blancs, les médecins peuvent identifier d’autres causes de cette maladie.
  • Test de la fonction hépatique — Dans certains cas, des symptômes semblables peuvent s’expliquer par des problèmes hépatiques, comme une maladie du foie gras.

Une fois que le médecin aura exploré d’autres options et pris en considération les antécédents familiaux et les symptômes du patient, il prendra en considération un ensemble de critères utilisés pour diagnostiquer le SOPK connu sous le nom de Critères de Rotterdam (2003).

Selon les critères de Rotterdam, le diagnostic du SOPK doit comprendre au moins deux des éléments suivants :

  1. Oligoovulation et / ou anovulation — ovulation inférieure à la normale ou pas du tout.
  2. Excès d’activité androgénique — concentration élevée d’hormones mâles dans le sang
  3. Ovaires polykystiques — kystes multiples trouvés sur les ovaires

D’autres troubles endocriniens doivent être exclus avant qu’un médecin puisse poser un diagnostic de SOPK.

Ce que dit la recherche : CBD et SOPK

L’objectif principal du traitement du SOPK vise à réduire les niveaux excessifs d’androgènes — ce à quoi le CBD ne contribue guère.

Cependant, l’autre principal centre d’intérêt de ce traitement est l’hyperinsulinémie (trop d’insuline) — ce qui, selon des recherches récentes, pourrait s’avérer utile pour le CBD.

Les traitements secondaires sont souvent axés sur des symptômes tels que l’anxiété et la perte de poids, qui peuvent tous deux bénéficier de suppléments de cannabinoïdes comme le CBD.

Cela dit, il est important de toujours consulter votre médecin lorsque vous utilisez le CBD pour le SOPK, car vous devrez probablement combiner ce supplément avec d’autres médicaments ou options thérapeutiques. Il est essentiel que vous parliez d’abord à votre médecin pour vous assurer que le CBD ou d’autres composés de la supplémentation n’auront pas d’interaction négative avec votre condition ou tout autre médicament que vous prenez.

Il n’y a pas d’études spécifiques sur l’utilisation du CBD ou d’autres cannabinoïdes pour le SOPK à l’heure actuelle. Il n’y a pas non plus de signes de recherche dans ce domaine dans un avenir proche— tout reste donc de l’ordre de la spéculation pour l’instant.

Voyons maintenant ce que dit la recherche sur le CBD et ses implications potentielles pour un diagnostic du SOPK.

1. Le CBD peut réduire l’hyperinsulinémie (taux d’insuline élevés)

L’hyperinsulinémie est caractérisée par des niveaux excessifs d’insuline dans le sang — qui a beaucoup de points communs avec le diabète.

Dans le cadre d’une étude récente à laquelle ont participé plus de 4 600 personnes atteintes de diabète ou de prédiabète, on a comparé leur consommation de marijuana et leur taux d’insuline à jeun (un marqueur de l’hyperinsulinémie), selon des déclarations volontaires. Les chercheurs ont constaté que les participants qui consommaient régulièrement de la marijuana avaient un score de résistance à l’insuline de 16 % inférieur à celui des non-utilisateurs [2].

Les chercheurs de cette étude ont suggéré que le CBD est l’un des principaux composés responsables de cet effet par la modulation des récepteurs CB1. D’autres études ont montré qu’en bloquant les récepteurs CB1 dans les modèles animaux, la sensibilité à l’insuline était améliorée [3]. Cela suggère que le système endocannabinoïde et les récepteurs CB1 jouent un rôle critique dans la fonction de l’insuline.

L’idée étant que si nous sommes plus sensibles aux effets de l’insuline, nous aurons une meilleure régulation de la glycémie et un meilleur contrôle de l’équilibre insulinique par rétroaction négative. Ce qui est important en raison de la corrélation entre le déséquilibre de l’insuline et le SOPK.

2. Le CBD peut contribuer à la perte de poids

Environ 80 pour cent des personnes atteintes du SOPK sont considérées en surpoids [4]. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Fatigue entraînant une diminution de l’exercice
  • Hyperinsulinémie et diabète entraînant une production excessive de graisse
  • Prédispositions génétiques à l’augmentation du poids

Cela suggère que le gain de poids excessif constitue un facteur contributif potentiel à la cause sous-jacente du SOPK. L’un des principaux objectifs du traitement chez les patients en surpoids atteints du SOPK consiste à réduire l’excès de poids.

Le CBD peut être utile pour favoriser la perte de poids de plusieurs façons :

  1. Régulation de la fonction mitochondriale pour améliorer la combustion de l’excès de sucre et de graisse comme énergie [5].
  2. Réduire la résistance à l’insuline pour améliorer la régulation de la glycémie et favoriser la bêta-oxydation des graisses [2].
  3. Réduire l’appétit pour aider à réduire l’apport calorique [6]

3. Le CBD peut atténuer les symptômes d’anxiété

L’un des principaux effets secondaires du SOPK est l’anxiété. Cela peut résulter du stress causé par l’inconfort de la condition elle-même, ou des problèmes impliquant les glandes surrénales où les hormones du stress comme le cortisol sont produites.

L’anxiété est l’une des raisons les plus courantes pour lesquelles les gens prennent des suppléments CBD — et de nombreuses recherches abondent dans ce sens.

Une étude à double insu, contrôlée par placebo, comparant les effets anxiolytiques du CBD aux benzodiazépines anxiolytiques a conclu que “le CBD [présente] des propriétés anxiolytiques chez des volontaires humains soumis à une situation stressante” [7].

D’autres études portant sur les effets immédiats du CBD dans le traitement de l’anxiété ont utilisé un modèle d’art oratoire pour induire un état d’anxiété chez les participants à l’étude. L’étude a noté une amélioration spectaculaire des scores d’anxiété par rapport au contrôle placebo [8].

Il existe plusieurs façons dont le CBD soulage les symptômes d’anxiété, la plus importante étant la potentialisation du GABA dans le cerveau [9,10], qui est le principal neurotransmetteur inhibiteur.

Lorsque le cerveau devient hyperactif, c’est le GABA qui le ralentit de nouveau — de préférence avant d’atteindre des niveaux suffisamment élevés pour provoquer une crise d’anxiété.

CBD et SOPK : considérations à prendre en compte avant d’utiliser ce supplément

Bien qu’il n’y ait pas suffisamment de recherches disponibles pour étudier les effets du CBD sur le SOPK, il y a certaines indications selon lesquelles ce cannabinoïde pourrait être bénéfique pour les personnes atteintes du SOPK. Pour cette raison, il est important d’en parler à votre médecin avant de commencer à utiliser le CBD pour traiter votre affection.

Passons en revue certains des autres facteurs à prendre en considération avant d’utiliser Le CBD.

1. Prenez le temps d’identifier la bonne dose

La bonne dose de CBD varie d’une personne à l’autre. Certaines personnes ont besoin d’une dose importante pour obtenir les effets désirés, tandis que d’autres peuvent nécessiter une dose beaucoup plus faible pour obtenir les mêmes résultats.

Bien que des facteurs tels que le poids, l’âge et le rapport muscle/graisse soient importants, d’autres facteurs comme la génétique, l’activité des enzymes hépatiques, les problèmes de santé sous-jacents, la fonction digestive et l’utilisation de médicaments peuvent tous affecter la supplémentation en CBD.

La meilleure façon de trouver la bonne dose de CBD pour votre corps consiste à commencer doucement et à augmenter lentement la dose au fil du temps jusqu’à ce que vous parveniez à une dose qui vous convient.

La plupart des gens ont tendance à commencer par une très faible dose d’environ 2,5 mg de CBD et à augmenter de 2,5 mg par jour jusqu’à ce qu’ils obtiennent le niveau de bienfaits qu’ils recherchent. Au fur et à mesure que vous vous familiariserez avec le mode d’action du CBD sur votre corps, vous pourrez ajuster cette dose au besoin.

Doses de CBD par poids et puissance (en mg)

Poids (kg)Faible résistanceForce moyenneHaute résistance

45 kg

10 mg

30 mg

60 mg

56 kg

13 mg

38 mg

75 mg

68 kg

15 mg

45 mg

90 mg

79 kg

17 mg

52 mg

105 mg

90 kg

20 mg

60 mg

120 mg

102 kg

22 mg

67 mg

135 mg

113 kg

25 mg

75 mg

150 mg

2. Optez pour un isolat de CBD si vous utilisez d’autres médicaments ou suppléments.

L’un des aspects les plus difficiles eu égard à l’utilisation des extraits de CBD et de cannabis consiste à déterminer comment ils interagissent avec d’autres médicaments que vous utilisez peut-être. Les extraits de chanvre à spectre complet contiennent souvent des centaines de composés différents, dont chacun peut avoir une interaction avec un autre supplément ou médicament.

Par conséquent, il est plus facile d’évaluer les interactions médicamenteuses avec des suppléments plus simples comme un isolat pur de CBD.

Les isolats de CBD ne contiennent qu’un seul ingrédient actif (le CBD) au lieu de plusieurs — ce qui facilite grandement l’identification par le médecin des interactions potentielles avec d’autres médicaments ou suppléments dans votre régime de santé.

3. Suivez vos progrès

Le SOPK est une maladie chronique, ce qui signifie qu’il n’apparaît pas du jour au lendemain et qu’il ne disparaîtra pas non plus du jour au lendemain. Cela peut prendre des mois ou des années pour améliorer les symptômes du SOPK, vous devez donc être patient.

Il est difficile de constater une amélioration à court terme pour des affections comme le SOPK qui évoluent lentement — il est donc utile de prendre note de vos symptômes. De cette façon, vous pouvez comparer vos notes sur de plus longues périodes de temps pour repérer tout changement — en bien ou en mal.

De la même manière que lorsque vous grandissez, vous ne remarquez pas que vous êtes un peu plus grand chaque jour, mais lorsque vous comparez les mesures de hauteur d’il y a un an, vous pouvez remarquer une grande différence. Il en va de même pour les maladies chroniques. Si l’on vous demandait comment vous vous sentez tous les jours, vous auriez peut-être la même réponse — “comme hier“. Pourtant, si vous comparez ce que vous ressentez aujourd’hui à ce que vous ressentiez il y a trois mois, il peut y avoir un changement important — vous ne l’avez tout simplement pas remarqué.

La meilleure façon de suivre vos progrès consiste à tenir un journal de vos symptômes. Vous pouvez choisir de le faire tous les jours, tous les quelques jours ou même une fois par semaine.

Voici quelques questions importantes à garder à l’esprit lors du suivi des progrès dans un journal :

  1. Quels sont vos symptômes actuels ?
  2. Comment évalueriez-vous chaque symptôme sur une échelle de 1 à 10 ? (10 étant le plus grave)
  3. Avez-vous eu vos règles ce mois-ci ? Si oui, quand ont-elles commencé et se sont-elles arrêtées ?
  4. Quels aliments avez-vous mangés aujourd’hui ?
  5. Quelle était votre dose de CBD ? Y a-t-il eu une amélioration notable ?
  6. Quelle était votre température en vous levant le matin ? (Utile si on pense que des problèmes de thyroïde sont impliqués, ou si vous n’avez plus vos règles)

En résumé : CBD et SOPK

Le SOPK est un ensemble de symptômes touchant le système endocrinien et la formation dekystes sur les ovaires. Elle peut affecter de manière significative la qualité de vie des personnes touchées et demeure l’une des principales causes d’infertilité chez les femmes.

Cette condition présente beaucoup de points communs avec le diabète, caractérisé par des niveaux élevés d’insuline dans le sang et une production d’hormones mâles supérieure à la normale.

Il n’existe pas d’études directes sur les effets du CBD pour le SOPK — mais certains effets spéculatifs peuvent être déduits d’autres domaines de recherche.

Les effets les plus pertinents du CBD pour le SOPK réside dans son effet régulateur sur les niveaux d’insuline, ainsi que son potentiel à favoriser la perte de poids et à soulager les autres effets secondaires de cette pathologie comme l’anxiété.

Si vous êtes intéressé à essayer le CBD pour aider à gérer les symptômes, nous vous recommandons fortement de consulter d’abord votre médecin. Cette mesure est importante pour vous assurer que l’utilisation de CBD (ou de tout supplément) n’interagira avec aucun de vos autres médicaments et pour évaluer tout autre facteur qui pourrait interférer — comme d’autres problèmes de santé sous-jacents.

D’autres recherches sont nécessaires pour évaluer les effets spécifiques du CBD sur le SOPK. Tenez-vous informé de toute mise à jour dans ce domaine d’études en vous inscrivant à notre bulletin d’information ci-dessous.


Références

  1. Asunción, M., Calvo, R. M., San Millán, J. L., Sancho, J., Avila, S., & Escobar-Morreale, H. F. (2000). A prospective study of the prevalence of the polycystic ovary syndrome in unselected Caucasian women from Spain. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 85(7), 2434-2438.
  2. Weiss, L., Zeira, M., Reich, S., Har-Noy, M., Mechoulam, R., Slavin, S., & Gallily, R. (2006). Cannabidiol lowers incidence of diabetes in non-obese diabetic mice. Autoimmunity, 39(2), 143-151.
  3. Migrenne, S., Lacombe, A., Lefevre, A. L., Pruniaux, M. P., Guillot, E., Galzin, A. M., & Magnan, C. (2009). Adiponectin is required to mediate rimonabant-induced improvement of insulin sensitivity but not body weight loss in diet-induced obese mice. American Journal of Physiology-Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, 296(4), R929-R935.
  4. Sam, S. (2007). Obesity and polycystic ovary syndrome. Obesity management, 3(2), 69-73.
  5. Ryan, D., Drysdale, A. J., Lafourcade, C., Pertwee, R. G., & Platt, B. (2009). Cannabidiol targets mitochondria to regulate intracellular Ca2+ levels. Journal of Neuroscience, 29(7), 2053-2063.
  6. Scopinho, A. A., Guimarães, F. S., Corrêa, F. M., & Resstel, L. B. (2011). Cannabidiol inhibits the hyperphagia induced by cannabinoid-1 or serotonin-1A receptor agonists. Pharmacology Biochemistry and Behavior, 98(2), 268-272.
  7. Zuardi, A. W., Cosme, R. A., Graeff, F. G., & Guimarães, F. S. (1993). Effects of ipsapirone and cannabidiol on human experimental anxiety. Journal of psychopharmacology, 7(1_suppl), 82-88.
  8. Bergamaschi, M. M., Queiroz, R. H. C., Chagas, M. H. N., De Oliveira, D. C. G., De Martinis, B. S., Kapczinski, F., … & Martín-Santos, R. (2011). Cannabidiol reduces the anxiety induced by simulated public speaking in treatment-naive social phobia patients. Neuropsychopharmacology, 36(6), 1219.
  9. Banerjee, S. P., Snyder, S. H., & Mechoulam, R. A. P. H. A. E. L. (1975). Cannabinoids: influence on neurotransmitter uptake in rat brain synaptosomes. Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics, 194(1), 74-81.
  10. Bakas, T., Van Nieuwenhuijzen, P. S., Devenish, S. O., McGregor, I. S., Arnold, J. C., & Chebib, M. (2017). The direct actions of cannabidiol and 2-arachidonoyl glycerol at GABAA receptors. Pharmacological research, 119, 358-370.
  11. Apparao, K. B. C., Lovely, L. P., Gui, Y., Lininger, R. A., & Lessey, B. A. (2002). Elevated endometrial androgen receptor expression in women with polycystic ovarian syndrome. Biology of reproduction, 66(2), 297-304.
  • Table des matières

En bref : rôle potentiel du CBD pour le SOPK

  1. Le CBD peut aider à maintenir des niveaux optimaux d’insuline
  2. Le CBD peut favoriser la perte de poids chez les personnes atteintes du SOPK
  3. Le CBD peut soulager des conditions qui sont souvent présentes en même temps que le SOPK (comme l’anxiété)

Qu’est-ce que le SOPK ?

SOPK signifie Syndrome des ovaires polykystiques. Il s’agit d’un ensemble de symptômes (syndrome), impliquant de multiples (poly) sacs de liquide (kystes) dans les ovaires. Il est généralement considéré comme un trouble endocrinien — ce qui signifie qu’il cause un problème avec les niveaux d’hormones. Les hormones les plus fréquemment touchées par le SOPK sont l’insuline, la testostérone et les hormones reproductrices féminines comme l’œstrogène, l’hormone lutéinisante (LH) et l’hormone folliculostimulante (FSH).

Le SOPK se caractérise par la formation de kystes (sacs remplis de liquide) dans les ovaires — mais toutes les personnes diagnostiquées avec cette maladie ne présentent pas ces kystes.

Le SOPK n’est pas une maladie, c’est un syndrome — Qu’est-ce que cela signifie ?

Un syndrome est un ensemble de symptômes qui surviennent simultanément — souvent sans cause connue et qui ne sont pas reliés entre eux. Il existe de nombreux différents types de syndromes. Un exemple de syndrome dont vous avez peut-être entendu parler est le syndrome prémenstruel — qui n’est pas une maladie, mais un ensemble de symptômes.

Inversement, un maladie est une condition anormale spécifique qui affecte négativement le fonctionnement d’un organe ou d’un système de l’organisme.

En tant que syndrome, il n’y a pas de lignes de démarcation qui permettent de regrouper les personnes atteintes du SOPK pour en comprendre la cause et le traitement. La seule chose qui les regroupe, c’est un chevauchement des symptômes, qui peut varier grandement d’une personne atteinte du SOPK à l’autre.

Cette condition ne doit pas être confondue avec la Maladie des ovaires polykystiques (MOPK) dont la cause est claire. Nous traiterons plus en détail des différences entre les deux ci-dessous.

Quelle est la différence entre le SOPK et le MOPK ?

Le SOPK et la MOPK présentent des symptômes semblables, mais ils sont très différents l’un de l’autre lorsqu’on y regarde de plus près.

La MOPK (Maladie des ovaires polykystiques) se caractérise par une hypertrophie des ovaires, habituellement causée par des problèmes d’expulsion des ovules immatures des ovaires pendant le cycle menstruel. Les ovaires peuvent alors grossir et commencer à produire un excès de testostérone, d’œstrogènes, ou les deux. De nombreux cas de MOPK ne présentent aucun symptôme perceptible et ne sont découverts que par un examen de routine. Cette condition peut généralement être contrôlée par des changements dans l’alimentation et le mode de vie.

Le SOPK (Syndrome des ovaires polykystiques) affecte tout l’organisme, présente une forte composante métabolique et s’avère beaucoup plus grave que la MOPK. Avec cette condition, une douzaine ou plus de nouveaux kystes se forment dans les ovaires chaque mois. La cause de ces kystes reste inconnue. Lorsque les kystes se forment, les ovaires produisent plus de testostérone et d’autres androgènes (hormones mâles), ce qui peut entraîner des changements dramatiques dans l’organisme avec le temps.

Bien que ces deux conditions impliquent la formation de kystes dans les ovaires et des changements dans les niveaux d’hormones, les changements impliqués par le SOPK sont beaucoup plus graves. Ces deux conditions peuvent avoir un impact négatif sur la fertilité.

Quels sont les symptômes du SOPK ?

Seules les femmes peuvent faire l’expérience du SOPK, car il s’agit d’un trouble caractérisé par la formation de kystes sur les ovaires (organe reproducteur féminin). Cette condition peut entraîner de nombreux symptômes, dont certains ne semblent pas liés.

De plus, les symptômes du SOPK peuvent varier beaucoup d’une femme à l’autre. Il est donc extrêmement difficile pour les chercheurs d’étudier cette maladie. Le SOPK chez une femme peut être complètement différent du SOPK chez une autre femme — et sa cause sous-jacente est probablement complètement distincte.

Les symptômes du SOPK peuvent inclure :

  • Pilosité répartie selon un type masculin (hirsutisme)
  • Acné
  • Fatigue
  • Maux de tête
  • Infertilité
  • Troubles de l’humeur
  • Douleur pelvienne
  • Troubles du sommeil
  • Cheveux sur la tête qui se dégarnissent
  • Gain de poids

Quelles sont les causes du SOPK ?

La véritable cause du SOPK fait l’objet de nombreux débats — la vérité étant que de nombreuses causes différentes en seront probablement à l’origine.

Ce que nous savons, c’est que cette condition est principalement une trouble endocrinien. Certains symptômes reposent sur un dysfonctionnement des hormones reproductrices féminines (axe HPO), d’autres se concentrent davantage sur le système métabolique (hormones thyroïdiennes et pancréatiques).

Tous ces systèmes hormonaux s’appuient sur des boucles de rétroaction complexes pour rester en équilibre. Même de légers changements dans cet équilibre peuvent entraîner des effets secondaires importants.

Comment le corps garde-t-il les hormones en équilibre ?

La réponse se trouve dans ce qu’on appelle une boucle de rétroaction négative — le cerveau ordonne aux autres organes de libérer des hormones et ne s’arrête que lorsqu’il détecte des niveaux adéquats de ces hormones dans la circulation sanguine (rétroaction).

Cela fonctionne de la même manière que le système de chauffage de votre maison. Lorsque la température descend trop bas, le thermostat met la chaudière en marche. Une fois qu’il détecte que les températures se situent dans la plage définie, il ordonne à la chaudière de s’éteindre de nouveau pour éviter de surchauffer la maison.

Si quelque chose tourne mal pendant cette boucle de rétroaction négative entre le cerveau et les organes endocriniens (il y a beaucoup de choses qui peuvent mal tourner), les niveaux d’hormones peuvent perdre l’équilibre. C’est ce qui cause les symptômes du SOPK.

Les symptômes associés au SOPK dépendront en grande partie des organes endocriniens touchés.

Détail simplifié des symptômes courants du SOPK et des causes possibles :

Symptôme Glandes surrénales Pancréas Ovaires Glande thyroïde
Pilosité répartie selon un type masculin (Hirsutisme)    
Acné  
Fatigue  
Maux de tête    
Infertilité    
Troubles de l’humeur
Douleur pelvienne      
Troubles du sommeil
Cheveux sur la tête qui se dégarnissent  
Gain de poids  

SOPK et hormones mâles (androgènes)

L’un des principaux facteurs à l’origine des symptômes du SOPK est un excès d’hormones mâles appelées androgènes.

Aussi bien les hommes que les femmes produisent, naturellement, des androgènes comme la testostérone. La différence étant que les femmes transforment la testostérone en œstrogène. Le facteur le plus important est le rapport œstrogène sur testostérone. Chez les femmes, le rapport est fortement pondéré en faveur de l’œstrogène, tandis que les hommes présentent des concentrations beaucoup plus élevées de testostérone.

Dans le cas du SOPK, il peut y avoir un ou deux problèmes :

  1. Production excessive de testostérone
  2. Manque de conversion en œstrogène

Les deux aboutissent à la même chose — des niveaux élevés de testostérone par rapport à l’œstrogène.

Des taux excessifs d’androgènes peuvent inhiber les menstruations (ce qui entraîne une absence de menstruation et l’infertilité), ce qui entraîne une croissance excessive des poils sur la lèvre supérieure et le dos, déclenche la formation de l’acné et entraîne des changements d’humeur [11].

La seule façon fiable de savoir ce qui peut causer vos symptômes consiste à consulter un médecin.

Comment diagnostique-t-on le SOPK ?

Si vous pensez être atteint du SOPK et que vous n’avez pas été diagnostiqué par un médecin, il est important que vous preniez un rendez-vous immédiatement.

Le SOPK est difficile à diagnostiquer et se fait habituellement par un processus d’élimination à l’aide d’équipement diagnostic médical avancé. Il est presque impossible pour quelqu’un de diagnostiquer avec précision le SOPK à la maison.

Les médecins commenceront par une analyse sanguine et effectueront d’autres tests diagnostiques avant d’en arriver à un diagnostic.

Tests courants utilisés pour aider à diagnostiquer le SOPK :

  • Insuline à jeun — Les patients atteints du SOPK souffrent souvent d’hyperinsulinémie (trop d’insuline dans le sang).
  • Ratio entre l’Hormone lutéinisante (LH) et l’Hormone folliculostimulante (FSH) — Ces hormones sont des régulateurs clés du cycle menstruel féminin. Les patients atteints du SOPK peuvent avoir un ratio supérieur à 1:1 (habituellement autour de 2:1).
  • Taux de SHBG — La SHGB (Globuline se liant aux hormones sexuelles) est souvent faible avec le SOPK.
  • Échographie par ultrasons — Il s’agit de rechercher des kystes sur les ovaires. Les kystes sur les ovaires ne constituent pas un diagnostic confirmé de SOPK. Il y a aussi d’autres causes à cela.
  • La Thyréostimuline (TSH) et les hormones thyroïdiennes — Ceci est fait pour éliminer d’autres causes des symptômes comme l’hypo ou l’hyperthyroïdie.
  • CRP — Laprotéine C-réactive est un bon indicateur de l’inflammation dans le corps, qui peut être utilisé pour identifier d’autres causes des symptômes.
  • Numération globulaire — En examinant la concentration et la taille des globules rouges et blancs, les médecins peuvent identifier d’autres causes de cette maladie.
  • Test de la fonction hépatique — Dans certains cas, des symptômes semblables peuvent s’expliquer par des problèmes hépatiques, comme une maladie du foie gras.

Une fois que le médecin aura exploré d’autres options et pris en considération les antécédents familiaux et les symptômes du patient, il prendra en considération un ensemble de critères utilisés pour diagnostiquer le SOPK connu sous le nom de Critères de Rotterdam (2003).

Selon les critères de Rotterdam, le diagnostic du SOPK doit comprendre au moins deux des éléments suivants :

  1. Oligoovulation et / ou anovulation — ovulation inférieure à la normale ou pas du tout.
  2. Excès d’activité androgénique — concentration élevée d’hormones mâles dans le sang
  3. Ovaires polykystiques — kystes multiples trouvés sur les ovaires

D’autres troubles endocriniens doivent être exclus avant qu’un médecin puisse poser un diagnostic de SOPK.

Ce que dit la recherche : CBD et SOPK

L’objectif principal du traitement du SOPK vise à réduire les niveaux excessifs d’androgènes — ce à quoi le CBD ne contribue guère.

Cependant, l’autre principal centre d’intérêt de ce traitement est l’hyperinsulinémie (trop d’insuline) — ce qui, selon des recherches récentes, pourrait s’avérer utile pour le CBD.

Les traitements secondaires sont souvent axés sur des symptômes tels que l’anxiété et la perte de poids, qui peuvent tous deux bénéficier de suppléments de cannabinoïdes comme le CBD.

Cela dit, il est important de toujours consulter votre médecin lorsque vous utilisez le CBD pour le SOPK, car vous devrez probablement combiner ce supplément avec d’autres médicaments ou options thérapeutiques. Il est essentiel que vous parliez d’abord à votre médecin pour vous assurer que le CBD ou d’autres composés de la supplémentation n’auront pas d’interaction négative avec votre condition ou tout autre médicament que vous prenez.

Il n’y a pas d’études spécifiques sur l’utilisation du CBD ou d’autres cannabinoïdes pour le SOPK à l’heure actuelle. Il n’y a pas non plus de signes de recherche dans ce domaine dans un avenir proche— tout reste donc de l’ordre de la spéculation pour l’instant.

Voyons maintenant ce que dit la recherche sur le CBD et ses implications potentielles pour un diagnostic du SOPK.

1. Le CBD peut réduire l’hyperinsulinémie (taux d’insuline élevés)

L’hyperinsulinémie est caractérisée par des niveaux excessifs d’insuline dans le sang — qui a beaucoup de points communs avec le diabète.

Dans le cadre d’une étude récente à laquelle ont participé plus de 4 600 personnes atteintes de diabète ou de prédiabète, on a comparé leur consommation de marijuana et leur taux d’insuline à jeun (un marqueur de l’hyperinsulinémie), selon des déclarations volontaires. Les chercheurs ont constaté que les participants qui consommaient régulièrement de la marijuana avaient un score de résistance à l’insuline de 16 % inférieur à celui des non-utilisateurs [2].

Les chercheurs de cette étude ont suggéré que le CBD est l’un des principaux composés responsables de cet effet par la modulation des récepteurs CB1. D’autres études ont montré qu’en bloquant les récepteurs CB1 dans les modèles animaux, la sensibilité à l’insuline était améliorée [3]. Cela suggère que le système endocannabinoïde et les récepteurs CB1 jouent un rôle critique dans la fonction de l’insuline.

L’idée étant que si nous sommes plus sensibles aux effets de l’insuline, nous aurons une meilleure régulation de la glycémie et un meilleur contrôle de l’équilibre insulinique par rétroaction négative. Ce qui est important en raison de la corrélation entre le déséquilibre de l’insuline et le SOPK.

2. Le CBD peut contribuer à la perte de poids

Environ 80 pour cent des personnes atteintes du SOPK sont considérées en surpoids [4]. Il y a plusieurs raisons à cela :

  • Fatigue entraînant une diminution de l’exercice
  • Hyperinsulinémie et diabète entraînant une production excessive de graisse
  • Prédispositions génétiques à l’augmentation du poids

Cela suggère que le gain de poids excessif constitue un facteur contributif potentiel à la cause sous-jacente du SOPK. L’un des principaux objectifs du traitement chez les patients en surpoids atteints du SOPK consiste à réduire l’excès de poids.

Le CBD peut être utile pour favoriser la perte de poids de plusieurs façons :

  1. Régulation de la fonction mitochondriale pour améliorer la combustion de l’excès de sucre et de graisse comme énergie [5].
  2. Réduire la résistance à l’insuline pour améliorer la régulation de la glycémie et favoriser la bêta-oxydation des graisses [2].
  3. Réduire l’appétit pour aider à réduire l’apport calorique [6]

3. Le CBD peut atténuer les symptômes d’anxiété

L’un des principaux effets secondaires du SOPK est l’anxiété. Cela peut résulter du stress causé par l’inconfort de la condition elle-même, ou des problèmes impliquant les glandes surrénales où les hormones du stress comme le cortisol sont produites.

L’anxiété est l’une des raisons les plus courantes pour lesquelles les gens prennent des suppléments CBD — et de nombreuses recherches abondent dans ce sens.

Une étude à double insu, contrôlée par placebo, comparant les effets anxiolytiques du CBD aux benzodiazépines anxiolytiques a conclu que “le CBD [présente] des propriétés anxiolytiques chez des volontaires humains soumis à une situation stressante” [7].

D’autres études portant sur les effets immédiats du CBD dans le traitement de l’anxiété ont utilisé un modèle d’art oratoire pour induire un état d’anxiété chez les participants à l’étude. L’étude a noté une amélioration spectaculaire des scores d’anxiété par rapport au contrôle placebo [8].

Il existe plusieurs façons dont le CBD soulage les symptômes d’anxiété, la plus importante étant la potentialisation du GABA dans le cerveau [9,10], qui est le principal neurotransmetteur inhibiteur.

Lorsque le cerveau devient hyperactif, c’est le GABA qui le ralentit de nouveau — de préférence avant d’atteindre des niveaux suffisamment élevés pour provoquer une crise d’anxiété.

CBD et SOPK : considérations à prendre en compte avant d’utiliser ce supplément

Bien qu’il n’y ait pas suffisamment de recherches disponibles pour étudier les effets du CBD sur le SOPK, il y a certaines indications selon lesquelles ce cannabinoïde pourrait être bénéfique pour les personnes atteintes du SOPK. Pour cette raison, il est important d’en parler à votre médecin avant de commencer à utiliser le CBD pour traiter votre affection.

Passons en revue certains des autres facteurs à prendre en considération avant d’utiliser Le CBD.

1. Prenez le temps d’identifier la bonne dose

La bonne dose de CBD varie d’une personne à l’autre. Certaines personnes ont besoin d’une dose importante pour obtenir les effets désirés, tandis que d’autres peuvent nécessiter une dose beaucoup plus faible pour obtenir les mêmes résultats.

Bien que des facteurs tels que le poids, l’âge et le rapport muscle/graisse soient importants, d’autres facteurs comme la génétique, l’activité des enzymes hépatiques, les problèmes de santé sous-jacents, la fonction digestive et l’utilisation de médicaments peuvent tous affecter la supplémentation en CBD.

La meilleure façon de trouver la bonne dose de CBD pour votre corps consiste à commencer doucement et à augmenter lentement la dose au fil du temps jusqu’à ce que vous parveniez à une dose qui vous convient.

La plupart des gens ont tendance à commencer par une très faible dose d’environ 2,5 mg de CBD et à augmenter de 2,5 mg par jour jusqu’à ce qu’ils obtiennent le niveau de bienfaits qu’ils recherchent. Au fur et à mesure que vous vous familiariserez avec le mode d’action du CBD sur votre corps, vous pourrez ajuster cette dose au besoin.

Doses de CBD par poids et puissance (en mg)

Poids (kg)Faible résistanceForce moyenneHaute résistance

45 kg

10 mg

30 mg

60 mg

56 kg

13 mg

38 mg

75 mg

68 kg

15 mg

45 mg

90 mg

79 kg

17 mg

52 mg

105 mg

90 kg

20 mg

60 mg

120 mg

102 kg

22 mg

67 mg

135 mg

113 kg

25 mg

75 mg

150 mg

2. Optez pour un isolat de CBD si vous utilisez d’autres médicaments ou suppléments.

L’un des aspects les plus difficiles eu égard à l’utilisation des extraits de CBD et de cannabis consiste à déterminer comment ils interagissent avec d’autres médicaments que vous utilisez peut-être. Les extraits de chanvre à spectre complet contiennent souvent des centaines de composés différents, dont chacun peut avoir une interaction avec un autre supplément ou médicament.

Par conséquent, il est plus facile d’évaluer les interactions médicamenteuses avec des suppléments plus simples comme un isolat pur de CBD.

Les isolats de CBD ne contiennent qu’un seul ingrédient actif (le CBD) au lieu de plusieurs — ce qui facilite grandement l’identification par le médecin des interactions potentielles avec d’autres médicaments ou suppléments dans votre régime de santé.

3. Suivez vos progrès

Le SOPK est une maladie chronique, ce qui signifie qu’il n’apparaît pas du jour au lendemain et qu’il ne disparaîtra pas non plus du jour au lendemain. Cela peut prendre des mois ou des années pour améliorer les symptômes du SOPK, vous devez donc être patient.

Il est difficile de constater une amélioration à court terme pour des affections comme le SOPK qui évoluent lentement — il est donc utile de prendre note de vos symptômes. De cette façon, vous pouvez comparer vos notes sur de plus longues périodes de temps pour repérer tout changement — en bien ou en mal.

De la même manière que lorsque vous grandissez, vous ne remarquez pas que vous êtes un peu plus grand chaque jour, mais lorsque vous comparez les mesures de hauteur d’il y a un an, vous pouvez remarquer une grande différence. Il en va de même pour les maladies chroniques. Si l’on vous demandait comment vous vous sentez tous les jours, vous auriez peut-être la même réponse — “comme hier“. Pourtant, si vous comparez ce que vous ressentez aujourd’hui à ce que vous ressentiez il y a trois mois, il peut y avoir un changement important — vous ne l’avez tout simplement pas remarqué.

La meilleure façon de suivre vos progrès consiste à tenir un journal de vos symptômes. Vous pouvez choisir de le faire tous les jours, tous les quelques jours ou même une fois par semaine.

Voici quelques questions importantes à garder à l’esprit lors du suivi des progrès dans un journal :

  1. Quels sont vos symptômes actuels ?
  2. Comment évalueriez-vous chaque symptôme sur une échelle de 1 à 10 ? (10 étant le plus grave)
  3. Avez-vous eu vos règles ce mois-ci ? Si oui, quand ont-elles commencé et se sont-elles arrêtées ?
  4. Quels aliments avez-vous mangés aujourd’hui ?
  5. Quelle était votre dose de CBD ? Y a-t-il eu une amélioration notable ?
  6. Quelle était votre température en vous levant le matin ? (Utile si on pense que des problèmes de thyroïde sont impliqués, ou si vous n’avez plus vos règles)

En résumé : CBD et SOPK

Le SOPK est un ensemble de symptômes touchant le système endocrinien et la formation dekystes sur les ovaires. Elle peut affecter de manière significative la qualité de vie des personnes touchées et demeure l’une des principales causes d’infertilité chez les femmes.

Cette condition présente beaucoup de points communs avec le diabète, caractérisé par des niveaux élevés d’insuline dans le sang et une production d’hormones mâles supérieure à la normale.

Il n’existe pas d’études directes sur les effets du CBD pour le SOPK — mais certains effets spéculatifs peuvent être déduits d’autres domaines de recherche.

Les effets les plus pertinents du CBD pour le SOPK réside dans son effet régulateur sur les niveaux d’insuline, ainsi que son potentiel à favoriser la perte de poids et à soulager les autres effets secondaires de cette pathologie comme l’anxiété.

Si vous êtes intéressé à essayer le CBD pour aider à gérer les symptômes, nous vous recommandons fortement de consulter d’abord votre médecin. Cette mesure est importante pour vous assurer que l’utilisation de CBD (ou de tout supplément) n’interagira avec aucun de vos autres médicaments et pour évaluer tout autre facteur qui pourrait interférer — comme d’autres problèmes de santé sous-jacents.

D’autres recherches sont nécessaires pour évaluer les effets spécifiques du CBD sur le SOPK. Tenez-vous informé de toute mise à jour dans ce domaine d’études en vous inscrivant à notre bulletin d’information ci-dessous.


Références

  1. Asunción, M., Calvo, R. M., San Millán, J. L., Sancho, J., Avila, S., & Escobar-Morreale, H. F. (2000). A prospective study of the prevalence of the polycystic ovary syndrome in unselected Caucasian women from Spain. The Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 85(7), 2434-2438.
  2. Weiss, L., Zeira, M., Reich, S., Har-Noy, M., Mechoulam, R., Slavin, S., & Gallily, R. (2006). Cannabidiol lowers incidence of diabetes in non-obese diabetic mice. Autoimmunity, 39(2), 143-151.
  3. Migrenne, S., Lacombe, A., Lefevre, A. L., Pruniaux, M. P., Guillot, E., Galzin, A. M., & Magnan, C. (2009). Adiponectin is required to mediate rimonabant-induced improvement of insulin sensitivity but not body weight loss in diet-induced obese mice. American Journal of Physiology-Regulatory, Integrative and Comparative Physiology, 296(4), R929-R935.
  4. Sam, S. (2007). Obesity and polycystic ovary syndrome. Obesity management, 3(2), 69-73.
  5. Ryan, D., Drysdale, A. J., Lafourcade, C., Pertwee, R. G., & Platt, B. (2009). Cannabidiol targets mitochondria to regulate intracellular Ca2+ levels. Journal of Neuroscience, 29(7), 2053-2063.
  6. Scopinho, A. A., Guimarães, F. S., Corrêa, F. M., & Resstel, L. B. (2011). Cannabidiol inhibits the hyperphagia induced by cannabinoid-1 or serotonin-1A receptor agonists. Pharmacology Biochemistry and Behavior, 98(2), 268-272.
  7. Zuardi, A. W., Cosme, R. A., Graeff, F. G., & Guimarães, F. S. (1993). Effects of ipsapirone and cannabidiol on human experimental anxiety. Journal of psychopharmacology, 7(1_suppl), 82-88.
  8. Bergamaschi, M. M., Queiroz, R. H. C., Chagas, M. H. N., De Oliveira, D. C. G., De Martinis, B. S., Kapczinski, F., … & Martín-Santos, R. (2011). Cannabidiol reduces the anxiety induced by simulated public speaking in treatment-naive social phobia patients. Neuropsychopharmacology, 36(6), 1219.
  9. Banerjee, S. P., Snyder, S. H., & Mechoulam, R. A. P. H. A. E. L. (1975). Cannabinoids: influence on neurotransmitter uptake in rat brain synaptosomes. Journal of Pharmacology and Experimental Therapeutics, 194(1), 74-81.
  10. Bakas, T., Van Nieuwenhuijzen, P. S., Devenish, S. O., McGregor, I. S., Arnold, J. C., & Chebib, M. (2017). The direct actions of cannabidiol and 2-arachidonoyl glycerol at GABAA receptors. Pharmacological research, 119, 358-370.
  11. Apparao, K. B. C., Lovely, L. P., Gui, Y., Lininger, R. A., & Lessey, B. A. (2002). Elevated endometrial androgen receptor expression in women with polycystic ovarian syndrome. Biology of reproduction, 66(2), 297-304.

Conditions pouvant réagir au Cannabidiol