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CBD et maladies inflammatoires de l'intestin : Recherche et compréhension actuelles

La maladie de Crohn et la colite ulcéreuse sont des affections inflammatoires du tube digestif. Le CBD est un excellent anti-inflammatoire qui peut être utile pour soulager les symptômes.

Article By
Justin Cooke , Posté 3 semaines depuis

Les Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI) peuvent se révéler être très éprouvantes pour les personnes affectées.

Il n’est pas seulement question de douleur ou d’urgence intestinale, mais également d’interférences dans tous les aspects de la vie — se traduisant par des absences répétées au travail et un gêne dans les relations personnelles.

Le composé appelé cannabidiol — ou CBD — que l’on trouve dans la plante de chanvre s’avère procurer un certain nombre d’améliorations à de nombreux symptômes négatifs associés aux maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.

  • Table des matières

Le traitement des MICI peut être résumé par les cinq « R » :

  • Retirer les aliments qui déclenchent une réaction
  • Réduire l’inflammation ainsi qu’une réponse immunitaire excessive
  • Réparer la muqueuse intestinale en favorisant la santé du microbiome
  • Restaurer le fonctionnement de la muqueuse intestinale
  • Remplacer les vitamines et les minéraux qui ne sont pas correctement absorbés par l’intestin endommagé.

Les preuves les plus récentes concernant l’action du CBD sur les maladies inflammatoires chroniques de l’intestion concernent la réduction de l’inflammation — qui, à son tour, aide à réparer la paroi de l’intestin et à rétablir la santé de l’environnement intestinal.

Nous expliquerons ici comment agit le CBD et pourquoi les personnes souffrant de MICI utilisent l’huile de CBD pour remédier à leurs effets secondaires les plus invalidants.

Résumé : utilisation du CBD contre la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse

Le cannabidiol (CBD) influence de nombreux messagers chimiques qui contribuent au contrôle de l’inflammation dans le corps. Ce fantastique extrait végétal agit sur les récepteurs du système endocannabinoïde.

Qu’est-ce que le système endocannabinoïde ?

Le système endocannabinoïde (ECS) est un ensemble complexe de récepteurs présents dans tout l’organisme, chargés de réguler l’inflammation et le péristaltisme (mouvement des intestins) dans l’intestin et les réponses au stress dans le cerveau [1].

Dans le traitement de la maladie de Crohn et de la colite ulcéreuse, le CBD présente les avantages suivants :

  1. Diminue la production de messagers inflammatoires.
  2. Brise le cycle de l’inflammation chronique et de la sensibilité intestinale en bloquant l’activité des cellules immunitaires clés [2].
  3. Réduit la douleur en envoyant des messages chimiques au cerveau qui agissent indirectement sur les récepteurs opioïdes — ce qui peut réduire notre perception de la douleur [3].

Puisqu’il a été démontré que le CBD réduit l’inflammation et interagit avec les récepteurs du SEC dans l’intestin, il s’agit d’un supplément prometteur pour aider à soulager certains des symptômes des MICI.

Qu’est-ce que la Maladie inflammatoire chronique de l’intestin ?

La Maladie inflammatoire de l’intestin (MICI) est un terme générique qui désigne deux affections étroitement liées affectant le tube digestif — la colite ulcéreuse et la maladie de Crohn.

Quelle est la différence entre ces deux maladies ?

1. La colite ulcéreuse

La Colite ulcéreuse (CU) est définie comme une inflammation à long terme du gros intestin et du côlon. L’inflammation devient si grave qu’elle finit par former des ulcères et des érosions de la paroi digestive.

Les dommages importants à la muqueuse digestive peuvent réduire la quantité de nutriments que nous pouvons absorber par le tube digestif et peuvent nuire à notre capacité d’empêcher les substances nocives d’entrer dans le sang (syndrome de l’intestin perméable).

Les personnes atteintes de colite ulcéreuse ont tendance à avoir moins de bactéries saines et plus d’espèces nuisibles que les personnes en bonne santé — une affection appelée dysbiose.

La dysbiose intestinale perturbe l’environnement intestinal en raison des métabolites produits par les bactéries les plus nocives. Ces métabolites provoquent une inflammation qui endommage ensuite davantage la surface des parois intestinales.

Tout cela mène à un cycle d’inflammation qui s’aggrave avec le temps [4].

Symptômes de la colite ulcéreuse :

  • Douleur ( souvent grave )
  • Crampes
  • Besoin urgent d’aller aux toilettes
  • Perte de sang dans les selles
  • Faiblesse
  • Allergies fréquentes
  • Changements d’humeur

2. La maladie de Crohn

La maladie de Crohn est aussi le résultat d’une inflammation à long terme. Cependant, l’inflammation associée à la maladie de Crohn se manifeste par plaques le long du tractus intestinal. Ce qui est différent de la colite ulcéreuse qui peut affecter l’ensemble du tube digestif.

Ces plaques d’inflammation causées par la maladie de Crohn sont plus fréquentes à l’extrémité de l’intestin grêle, où elles se relient au gros intestin (appelé iléon terminal).

L’inflammation due à la maladie de Crohn est profonde. Par rapport à la colite ulcéreuse, qui n’affecte que la couche muqueuse de l’intestin, la maladie de Crohn s’étend de la muqueuse à la couche externe, ce qui provoque de graves douleurs et une perte de la fonction digestive.

Comme pour la CU, la dysbiose de l’environnement intestinal est présente avec la maladie de Crohn. Les espèces bactériennes nuisibles sont capables de concurrencer la flore intestinale saine. Ces bactéries nocives font des ravages en produisant des métabolites qui provoquent l’inflammation, ce qui aggrave progressivement les symptômes avec le temps. 

Symptômes de la maladie de Crohn:

  • Douleur dans le tube digestif
  • Symptômes auto-immuns
  • Perte ou gain de poids
  • Maux de tête
  • Fatigue
  • Diarrhée/constipation

Comment les MICI sont-elles identifiées ?

Une MICI met habituellement de trois à cinq mois à être diagnostiquée après l’apparition des premiers symptômes.

Les médecins tiennent compte des antécédents médicaux, des antécédents familiaux, des examens médicaux, des tests de laboratoire et des résultats d’imagerie médicale pour confirmer leurs doutes avant de diagnostiquer la maladie.

Les MICI sont généralement diagnostiquées pour la première fois entre 20 et 30 ans mais peuvent ne pas être diagnostiquées pendant des années avant d’être découvertes. Les symptômes sont souvent très subtils et difficiles à observer avant la progression de la maladie.

Les causes des MICI

Les causes de la colite ulcéreuse et de la maladie de Crohn ne sont toujours pas bien comprises.

Toutefois, quatre facteurs environnementaux ayant un impact sur les gènes des personnes prédisposées à cette maladie ont été identifiés — cela signifie que certains facteurs environnementaux peuvent déclencher cette maladie.

Quatres facteurs pouvant causer une MICI :

  1. Tabagisme
  2. Alimentation réduite en fibres et riche en graisses saturées
  3. Infection intestinale bactérienne
  4. Niveaux faible de vitamine D [4]

L’inflammation constitue un problème à la fois pour la Colite ulcéreuse et la maladie de Crohn. Par conséquent, il est logique que tous les facteurs de risque susmentionnés provoquent soit une inflammation directe, soit une dysbiose dans l’intestin. Ce déséquilibre de la population bactérienne entraîne alors une inflammation, un syndrome de fuite intestinale et encore plus d’inflammation.

La génétique joue un rôle important dans la mesure où nos gènes déterminent notre système immunitaire et où notre système immunitaire détermine notre flore intestinale. C’est pourquoi certaines personnes sont plus à risque que d’autres de développer une MICI.

Si vous ajoutez à cela de mauvaises habitudes de vie ou du stress, vous augmentez encore plus les chances de développer une MICI [5].

Comment les MICI sont-elles traitées habituellement ?

1. Changements alimentaires

L’objectif principal ici est de restaurer le microbiome intestinal, permettant ainsi aux bactéries bénéfiques de se développer au lieu des bactéries nocives.

Ces changements alimentaires peuvent inclure :

  • Augmentation de l’apport en fibres
  • Consommation de plus de fruits et de légumes
  • Réduction de la consommation de graisses saturées
  • Consommation de plus d’aliments anti-inflammatoires

2. Modification du mode de vie

Le stress et le manque d’exercice sont étroitement liés aux symptômes des MICI, car tous deux affectent la fonction immunitaire. L’exécution de mouvements réguliers (faisant ainsi circuler plus de liquide lymphatique) et les techniques de réduction du stress comme la méditation réduisent l’intensité des crises.

Les modifications du style de vie peuvent inclure :

  • Exercice quotidien
  • Yoga et méditation
  • Augmentation de l’exposition au soleil (pour fortifier le niveau de vitamine D)
  • Dormir au moins huit heures chaque nuit
  • Identifier et éliminer le facteur de stress

3. Médicaments

  • Les antispasmodiques — comme la dicyclomine, réduisent les spasmes des muscles intestinaux. Ces spasmes sont la cause de douleur et d’inconfort pour ceux qui souffrent de MICI.
  • Les antidépresseurs — les antidépresseurs tricycliques ou les Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) sont souvent utilisés pour traiter les MICI. Les premiers sont mieux adaptés pour les MICI à prédominance diarrhéique et les seconds pour les MICI avec constipation comme composante prédominante.
  • Antibiotiques — certaines études ont montré que la prise de l’antibiotique Rifaximin réduit la gravité des symptômes chez certains patients [6].
  • Transplantation fécale — les selles d’une personne en bonne santé sont transplantées dans le côlon d’une personne atteinte d’une MICI. Ce processus introduit des bactéries saines dans les intestins affectés par les MICI [7].

Qu’est-ce que le CBD ?

Le CBD est le principal composé non psychoactif de la plante de marijuana (Cannabis sativa). Il agit sur le système endocannabinoïde — une série de récepteurs qui forment une voie de communication dans le système nerveux et immunitaire.

La recherche a identifié deux principaux types de récepteurs endocannabinoïdes — les récepteurs CB1 et CB2 [8] :

  1. Les récepteurs CB1 sont situés dans la muqueuse et la couche neuromusculaire du côlon [9].
  2. Les récepteurs CB2 se trouvent sur les cellules du système immunitaire [10].

Les récepteurs endocannabinoïdes se trouvent dans tout le système nerveux, soit dans le cerveau, soit sur les cellules qui régulent l’activité neuronale. C’est pourquoi l’utilisation des phytocannabinoïdes pour traiter tout problème neurologique suscite tant d’intérêt, notamment pour les MICI.

Le système nerveux est le système régulateur qui permet au cerveau de “parler” aux autres systèmes de l’organisme. Comprendre le fonctionnement du SEC nous permettra de tirer parti de certaines voies métaboliques et de bloquer les symptômes non désirés et/ou les problèmes invalidants [12].

Examinons de plus près pourquoi le CBD devrait être inclus dans la gestion des MICI.

Comment le CBD peut-il aider à traiter les symptômes d’une MICI ?

1. Le CBD réduit l’inflammation

Il a été prouvé que le CBD réduit l’inflammation liée à de nombreux types de maladies inflammatoires — dont les MICI.

L’un de ses principes d’action consiste à influencer le cycle normal de nos cellules. Le CBD se lie à des récepteurs cellulaires appelés récepteurs adénosine A2, qui contrôlent les molécules produites et sécrétées par les cellules à travers le corps. Le CBD se lie aux récepteurs A2 pour empêcher les cellules de libérer des composés qui déclenchent et perpétuent le processus inflammatoire — il interrompt efficacement l’inflammation à la source.

Le deuxième moyen par lequel le CBD réduit l’inflammation liée aux MICI est son effet sur les récepteurs CB1 du système endocannabinoïde lui-même. Son effet sur ces récepteurs empêche les cellules spécialisées, appelées mastocytes, de libérer de l’histamine [17] — un puissant composé inflammatoire associé aux allergies.

2. Le CBD peut soutenir le microbiome

Certaines recherches suggèrent que le CBD peut également avoir un impact sur la santé du microbiome. Un microbiome dysfonctionnel serait l’une des principales causes de la maladie inflammatoire chronique de l’intestin.

Certaines recherches antérieures ont suggéré que le système endocannabinoïde est impliqué dans le maintien d’une diversité saine de micro-organismes dans la muqueuse de l’intestin [13] — cependant des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre cet effet plus en détail.

3. Le THC et le CBD réduisent les douleurs abdominales

Le THC est également un relaxant musculaire bien connu — qui peut être utilisé pour arrêter les contractions musculaires douloureuses qui se produisent dans le tractus intestinal avec les MICI. Il diminue la douleur des crampes abdominales et améliore la motilité du tube digestif, ce qui réduit les ballonnements, la constipation, les crampes et les sensations de satiété [14].

Le CBD module également la sensation de douleur en empêchant certains neurones de s’activer.

Cela se produit entre les endocannabinoïdes sécrétés et leurs récepteurs. Bien qu’il ait été démontré que les endocannabinoïdes affectent indirectement les récepteurs opioïdes, il est important de se rappeler que les endocannabinoïdes agissent dans leur propre système et n’interfèrent pas avec les autres systèmes de régulation de la douleur. C’est pourquoi le THC et le CBD n’ont pas les mêmes qualités addictives que la morphine [15].

Conseils pour l’utilisation du CBD avec les MICI

Étape 1 : sélectionnez une huile, capsule ou suppositoire de CBD à spectre complet de qualité supérieure 

Le CBD se présente sous de nombreuses formes — il existe donc un produit pour tout le monde.

Si la prise de gélules ne vous dérangent pas, celles-ci offrent une excellente option pour les personnes atteintes de colite ulcéreuse ou de maladie de Crohn.

L’huile de CBD constitue une autre option intéressante, car il est facile de mesurer des doses individuelles, sa décomposition dans le tractus intestinal prend beaucoup de temps (en veillant à ce qu’elle atteigne la zone cible) et sa durée de conservation est très longue.

Les suppositoires sont  également une bonne option bien que leur administration puisse être inconfortable. Ils constituent la meilleure option pour les MICI affectant spécifiquement le côlon (la dernière section du tube digestif).

Suivez toujours les instructions lorsque vous utilisez des suppositoires au CBD.

Pour plus d’informations sur la recherche des meilleurs produits CBD, consultez nos guides :

Étape 2 : évaluer le dosage optimal de départ

Le dosage du CBD peut s’avérer déroutant pour les utilisateurs débutants. Vous pouvez utiliser notre guide de dosage de l’huile de CBD pour évaluer la dose quotidienne de CBD en fonction du poids et de la puissance souhaitée (voir le graphique ci-dessous).

Lorsque vous utilisez du CBD pour la première fois, nous vous recommandons de prendre la plus petite dose prescrite et de l’augmenter progressivement au cours de la semaine. C’est ce qu’il convient de faire lorsque vous commencez un nouveau supplément pour déterminer dans quelle mesure il vous affecte.

Doses quotidiennes de CBD en poids et en force (en mg) :

Poids (kg )Faible résistanceForce moyenneHaute résistance

45 kg

10 mg

30 mg

60 mg

57 kg

13 mg

38 mg

75 mg

68 kg

15 mg

45 mg

90 mg

80 kg

17 mg

52 mg

105 mg

90 kg

20 mg

60 mg

120 mg

100 kg

22 mg

67 mg

135 mg

114 kg

25 mg

75 mg

150 mg

Étape 3 : prenez du CBD pendant un mois, puis réévaluer

Les symptômes de votre MICI ne sont pas apparus du jour au lendemain — ils ont mis plusieurs mois ou plusieurs années à se manifester, et il va aussi falloir un certain temps pour les contrôler. En faisant preuve de patience et persévérance, les MICI peuvent être gérables.

Lors du traitement d’une MICI avec le CBD, il est important d’être constant (comme avec tout médicament).

Il est également conseillé de consulter votre médecin avant de prendre un supplément, quel qu’il soit.

Répondez aux questions suivantes dans vos notes :

  1. Évaluez votre douleur sur une échelle de 1 à 10 ? ( 10 étant la pire des douleurs )
  2. Notez vos symptômes et la fréquence à laquelle vous les ressentez. (par ex. : ballonnements, diarrhée, crampes.
  3. Notez la fréquence de vos selles pour déterminer s’il y a eu un changement — combien de fois avez-vous été aux toilettes aujourd’hui ?
  4. Y a-t-il de nouveaux symptômes ?
  5. Des symptômes ont-ils disparus ?

Après un bon mois d’utilisation, retournez-y et répondez à ces questions. Y a-t-il des améliorations ? Un symptôme s’est-il aggravé ?

Il vous faudra probablement entre 1 et 6 mois d’utilisation régulière du CBD avant qu’un changement notable soit constaté. Soyez patient et persistant.

En résumé : le CBD peut-il aider en cas de MICI ?

Le CBD est un excellent supplément complémentaire pour la gestion des symptômes des MICI grâce à ses vertus anti-douleur et anti-inflammatoire. En diminuant l’inflammation, en soutenant des populations de bactéries saines dans l’intestin et en ralentissant le péristaltisme, le CBD peut soulager plusieurs des symptômes des MICI.

Lorsque le tube digestif se rétablit, la santé du microbiome se rétablit également, permettant ainsi de réduire encore davantage les symptômes et de rétablir les effets protecteurs de la muqueuse intestinale.

Pour de meilleurs résultats, il est recommandé d’utiliser des huiles ou des capsules de CBD dont la puissance est relativement élevée. Les suppositoires offre une bonne option pour les personnes atteintes de MICI au côlon. Commencez toujours par une petite dose, puis augmentez progressivement.

N’oubliez pas que les MICI sont une maladie qui comporte de nombreux facteurs et qu’il a fallu des années pour qu’elle se développe. Pour les traiter correctement, vous devrez être patient, parler avec votre médecin et essayer divers traitements pour trouver une combinaison qui vous convient.

Références :

  1. Sharkey, K. A., & Wiley, J. W. (2016). The Role of the Endocannabinoid System in the Brain-Gut Axis. Gastroenterology, 151(2), 252–266. doi:10.1053/j.gastro.2016.04.015
  2. De Filippis, D., Esposito, G., Cirillo, C., Cipriano, M., De Winter, B. Y., Scuderi, C., … Iuvone, T. (2011). Cannabidiol reduces intestinal inflammation through the control of neuroimmune axis. PloS one, 6(12), e28159. doi:10.1371/journal.pone.0028159
  3. Manzanares, J., Julian, M., & Carrascosa, A. (2006). Role of the cannabinoid system in pain control and therapeutic implications for the management of acute and chronic pain episodes. Current neuropharmacology, 4(3), 239–257.
  4. Zhao, H., Zhang, H., Wu, H., Li, H., Liu, L., Guo, J., … Zhang, X. (2012). Protective role of 1,25(OH)2vitamin D3 in the mucosal injury and epithelial barrier disruption in DSS-induced acute colitis in mice. BMC Gastroenterology. https://doi.org/10.1186/1471-230X-12-57
  5. Mawdsley, J. E., & Rampton, D. S. (2005). Psychological stress in IBD: new insights into pathogenic and therapeutic implications. Gut, 54(10), 1481-1491.
  6. Saadi, M., & McCallum, R. W. (2013). Rifaximin in irritable bowel syndrome: rationale, evidence and clinical use. Therapeutic advances in chronic disease, 4(2), 71–75. doi:10.1177/2040622312472008
  7. Wen, W., Zhang, H., Shen, J., Wei, L., & Shen, S. (2018). Fecal microbiota transplantation for patients with irritable bowel syndrome: A meta-analysis protocol. Medicine, 97(40), e12661. doi:10.1097/MD.0000000000012661
  8. Massa, F., Storr, M., & Lutz, B. (2005). The endocannabinoid system in the physiology and pathophysiology of the gastrointestinal tract. Journal of molecular medicine, 83(12), 944-954.
  9. Wright K, Rooney N, Feeney M, Tate J, Robertson D, Welham M, Ward S. Differential expression of cannabinoid receptors in the human colon: Cannabinoids promote epithelial wound healing. Gastroenterology. 2005;129(2):437–453.
  10. Atwood, B. K., & Mackie, K. (2010). CB2: a cannabinoid receptor with an identity crisis. British journal of pharmacology, 160(3), 467–479. doi:10.1111/j.1476-5381.2010.00729.x
  11. Kozela, E., Juknat, A., & Vogel, Z. (2017). Modulation of Astrocyte Activity by Cannabidiol, a Nonpsychoactive Cannabinoid. International journal of molecular sciences, 18(8), 1669. doi:10.3390/ijms18081669
  12. Lu, H. C., & Mackie, K. (2016). An Introduction to the Endogenous Cannabinoid System. Biological psychiatry, 79(7), 516–525. doi:10.1016/j.biopsych.2015.07.028
  13. DiPatrizio N. V. (2016). Endocannabinoids in the Gut. Cannabis and cannabinoid research, 1(1), 67–77. doi:10.1089/can.2016.0001
  14. Aviello, G., Romano, B., & Izzo, A. A. (2008). Cannabinoids and gastrointestinal motility: animal and human studies. Eur Rev Med Pharmacol Sci, 12(Suppl 1), 81-93.
  15. Manzanares, J., Julian, M. D., & Carrascosa, A. (2006). Role of the cannabinoid system in pain control and therapeutic implications for the management of acute and chronic pain episodes. Current neuropharmacology, 4(3), 239-257.
  16. Liou, G. I., Auchampach, J. A., Hillard, C. J., Zhu, G., Yousufzai, B., Mian, S., … & Khalifa, Y. (2008). Mediation of cannabidiol anti-inflammation in the retina by equilibrative nucleoside transporter and A2A adenosine receptor. Investigative ophthalmology & visual science, 49(12), 5526-5531.
  17. Samson, M. T., Small-Howard, A., Shimoda, L. M., Koblan-Huberson, M., Stokes, A. J., & Turner, H. (2003). Differential roles of CB1 and CB2 cannabinoid receptors in mast cells. The Journal of Immunology, 170(10), 4953-4962.

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