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CBD et Inflammation : Recherche et compréhension actuelles

L’inflammation est à l’origine de nombreux troubles médicaux. Le CBD et d’autres cannabinoïdes offrent des avantages puissants pour les causes sous-jacentes de l’inflammation en ciblant directement les messagers inflammatoires. Voici comment ça marche.

Article By
Justin Cooke , Posté 4 semaines depuis

On reconnaît au cannabidiol (CBD), un cannabinoïde non psychoactif et médicinal que l’on trouve dans la plante de cannabis, le pouvoir de traiter un large éventail de problèmes de santé.

Chaque année, des milliers d’études sont menées au sujet de l’utilisation du CBD pour le traitement de divers problèmes de santé. Il semble que nous ajoutions chaque année de nouvelles maladies à la liste des utilisations du CBD.

Comment un simple composé peut-il être aussi utile pour autant de problèmes médicaux ?

Le CBD utilise un large éventail de mécanismes pour traiter les maladies. Le plus impressionnant, et de loin, est son effet anti-inflammatoire.

Les effets anti-inflammatoires du CBD sont extrêmement puissants – ils agissent simultanément sur des dizaines de processus inflammatoires distincts.

  • Table des matières

Résumé : utilisation du CBD pour l’inflammation

Il existe des dizaines de messagers chimiques et d’enzymes qui agissent ensemble pour produire une inflammation dans le corps humain.

Le blocage d’une voie peut s’avérer efficace contre certains types d’inflammation, mais ce n’est pas le moyen le plus efficace.

Le CBD est un excellent anti-inflammatoire, car il agit selon différentes voies. Ce faisant, le CBD interrompt le processus inflammatoire à différents moments du processus.

Si nous le comparons aux médicaments anti-inflammatoires courants tels que l’aspirine, qui n’inhibe qu’une enzyme impliquée dans le processus inflammatoire, nous constatons que le CBD est plus efficace pour lutter contre l’inflammation.

L’inflammation en bref

Le corps humain est constitué de milliards de cellules qui toutes travaillent ensemble. Pour remplir leur rôle, elles doivent pouvoir communiquer les unes avec les autres.

Nous utilisons notre système nerveux pour envoyer des messages sous forme d’impulsions électriques à partir de et vers notre cerveau et nous utilisons des messagers chimiques pour envoyer des signaux par le biais du sang.

Le processus d’inflammation compte en grande partie sur ces messagers chimiques pour alerter le système immunitaire et réguler le flux sanguin vers les zones lésées du corps.

Il existe des dizaines de messagers inflammatoires, chacun envoyant un type particulier de message – certains appellent des cellules immunitaires dans une zone pour qu’elles aident à nettoyer l’infection, d’autres disent au système cardiovasculaire de commencer à augmenter le flux de sang dans une zone lésée.

Les réactions allergiques, par exemple, dépendent de l’activation des mastocytes, qui attendent patiemment jusqu’à ce qu’un allergène passe par là. Lorsqu’elle est exposée à un allergène, la cellule libère une dose importante de marqueurs inflammatoires (tels que l’histamine) qui provoquent la cascade de réactions inflammatoires causant ce que nous appelons une réaction allergique (urticaire, écoulement nasal et oculaire, gorge enflée ou irritée).

Voici une carte du processus inflammatoire. Compliqué n’est ce pas ?

(Source : Cavaillon et al., 2002)

Vous devez penser : « Je n’ai pas la moindre idée de ce que tout cela signifie. »

Eh bien, vous n’êtes pas le seul.

Les chercheurs font encore des découvertes sur l’inflammation et il existe certaines formes d’inflammation que nous ne comprenons toujours pas (telles que la cystite interstitielle ou le syndrome du côlon irritable, par exemple).

Le meilleur traitement pour l’inflammation prend en compte le type d’inflammation.

Nous devons déterminer si l’inflammation est aiguë (de courte durée) ou chronique (de longue durée). Nous devons également déterminer si l’inflammation est causée par des lésions physiques ou par une réaction allergique ou auto-immune. Ce sont des étapes importantes à prendre en compte car chacune de ces formes d’inflammation fait intervenir des messagers chimiques différents.

Stopper l’inflammation revient à bloquer ces messagers chimiques.

Types d’inflammation

L’inflammation se présente sous différentes formes, selon sa cause : auto-immunité, réaction allergique, lésion traumatique et infection.

La distinction la plus importante à faire est de savoir si l’inflammation est aiguë (à court terme) ou chronique (à long terme).

1. Inflammation aiguë

L’inflammation aiguë est une inflammation de courte durée, généralement de moins de 6 mois. Lorsque nous avons des coupures sur la peau, au talon, ou à l’orteil nous avons une inflammation aiguë. Elle apparaît très vite et disparaît une fois la blessure cicatrisée.

Une inflammation aiguë peut tourner en inflammation chronique si l’irritant persiste (par exemple, en consommant des aliments inflammatoires régulièrement).

Causes fréquentes d’inflammation aiguë :

  • Réactions allergiques
  • Crises d’asthme
  • Lésions traumatiques
  • Eczéma (peut également devenir chronique)
  • Stades précoces de l’arthrite
  • Stades précoces de la dépression

Les principaux messagers engagés dans l’inflammation aiguë sont l’histamine, l’oxyde nitrique et des enzymes inflammatoires telles que la COX ou la 5- LOX. L’aspirine, par exemple, agit en bloquant l’enzyme COX.

Le CBD inhibe les enzymes COX (COX-1 et COX-2) responsables de la production de messagers inflammatoires tels que les  leucotriènes et les prostaglandines – connus comme médiateurs clés dans l’inflammation aiguë et chronique [10].

2. Inflammation chronique

L’inflammation est dite chronique si les symptômes persistent plus de 6 mois.

Une inflammation prolongée peut causer de graves dommages aux systèmes affectés.

En bref, l’inflammation chronique fonctionne comme suit :

  1. L’inflammation endommage le tissu 
  2. Le tissu libère de nouveaux messagers inflammatoires pour réparer le dommage
  3. La nouvelle inflammation cause un nouveau dommage aux tissus
  4. Le processus se répète

L’inflammation chronique peut durer de nombreuses années avec un large éventail de problèmes de santé, notamment :

  • Dépression
  • Maladie de Parkinson
  • Sclérose en plaques
  • Ostéoarthrite
  • Polyarthrite rhumatoïde
  • Inflammation intestinale
  • Psoriasis
  • Hépatite

Certains des messagers clés engagés dans l’inflammation chronique sont le TNF-a, le NF-kB, l’IL-6 et l’IFN-y. Il a été démontré que le CBD inhibait tous ces messagers inflammatoires.

Traitements pour l’inflammation

L’inflammation est très fréquente. C’est pourquoi nous avons développé de nombreuses méthodes différentes pour traiter l’inflammation au fil des ans.

Parmi les méthodes courantes de traitement de l’inflammation on peut citer :

1. Les modifications diététiques :

  • Élimination des aliments causant l’inflammation
  • Identification et élimination des sources d’allergies alimentaires
  • Augmentation des aliments riches en fibres et en antioxydants
  • Augmentation des anti-inflammatoires (comme le curcuma ou le gingembre)

2. Les médicaments anti-inflammatoires :

  • Corticostéroïdes
  • AINS (Aspirine, Ibuprofène, Acétaminophène)
  • Inhibiteurs du TNF (Adalimumab, Etanercept)

3. Les suppléments de plantes :

  • Extraits de cannabis (CBD, CBN, THC)
  • Racine de gingembre (Zingiber officinalis)
  • Résine d’encens (Boswellia serrata)
  • Racine de curcuma (Curcuma longa)
  • Aloe vera (Aloe vera)

4. Le changement de mode de vie :

  • Exercice aérobique modéré
  • Techniques de réduction du stress
  • Yoga / méditation
  • Hygiène de sommeil

Guide d’utilisation du CBD pour l’inflammation

Le CBD est un puissant anti-inflammatoire qui interfère avec les messagers inflammatoires à presque tous les niveaux de la réponse inflammatoire.

Il existe plusieurs raisons pour lesquelles le CBD peut s’infiltrer et stopper l’inflammation à autant de niveaux :

  1. Le CBD arrête la dégradation de l’anandamide – un puissant régulateur de l’inflammation dans le corps humain.
  2. Le CBD (et les autres cannabinoïdes) sont structurellement similaires à nombre de nos messagers inflammatoires (similaires à nos propres prostaglandines et leucotriènes).
  3. Le CBD active les récepteurs vanilloïdes, responsables de la régulation d’un ensemble particulier de messagers inflammatoires (TNF-a, IL-4, IL-12) [2].
  4. Le CBD ralentit l’activation des cellules immunitaires telles que les cellules T et B [1], responsables du maintien de l’inflammation d’origine auto-immune.
  5. Le CBD déclenche l’apoptose – la mort cellulaire programmée – dans les cellules immunitaires engagées dans l’inflammation chronique [1]

Quels messagers inflammatoires le CBD arrête-t-il ?

Le CBD est supérieur à la moyenne en ce qui concerne ses effets anti-inflammatoires.

Contrairement à la plupart des composés anti-inflammatoires qui inhibent une sélection de messagers inflammatoires à l’origine de l’inflammation, le CBD les arrête presque tous.

Cela le rend précieux pour de nombreux types d’inflammation – des réactions allergiques à l’auto-immunité, en passant par les entorses et les foulures.

Les messagers inflammatoires affectés par le CBD

Le messager inflammatoireSon rôle dans l’inflammationLes cannabinoïdes inhibants
HistamineIntervient dans les réactions allergiques et déclenche une inflammation rapide.THC [6]
IFN-γFortement responsable du maintien de l’inflammation chroniqueCBD [5]
NF-kBUn des principaux facteurs de de la persistance du psoriasis et acteur de l’évolution du cancerCBD [7]
TNF-αDéclenche une inflammation systémique (dans tout le corps)CBD [8], THC [2]
IL-2Responsable d’une inflammation liée au cancer et à la maladie auto-immuneTHC, CBN [4]
IL-4Régule la conversion de cellules T auxiliaires en cellules Th2, fortement impliquées dans l’auto-immunitéCBD [8], THC [2], CBN [4]
IL-6Déclenche une cascade inflammatoire dans l’inflammation aiguë, facteur de soutien dans d’inflammation chronique et d’auto-immunitéCBD [8]
IL -8Acteur dans l’inflammation aiguë résultant de maladies infectieuses (virus ou bactéries)CBD [9]
IL-12Acteur dans les affections auto-immunes, notamment la polyarthrite rhumatoïdeCBD [2]
IL-13Inflammatoire et anti-inflammatoire, selon les autres messagers intervenantTHC, CBN [4], CBD [8]
ProstaglandinesUn des régulateurs clés pour déclencher et maintenir la réponse inflammatoireCBD [10]
LeucotriènesUn des régulateurs clés du démarrage et du maintien d’une réponse inflammatoireCBD [10]

Comme vous pouvez le voir, le CBD et de nombreux autres cannabinoïdes ont beaucoup d’atouts pour traiter les processus sous-jacents de l’inflammation – pour un ensemble de types d’inflammation.

Étant donné qu’il existe d’autres cannabinoïdes ayant leurs propres effets anti-inflammatoires, il est préférable de trouver un extrait à spectre complet pour traiter les affections inflammatoires plutôt qu’un extrait de CBD pur.

Quelle forme de CBD devrais-je utiliser ?

Le CBD se présente sous différentes formes – toutes ne sont pas appropriées à toutes les pathologies.

1. Huiles et teintures à base de CBD

L’huile à base de CBD est la forme la plus couramment utilisée aujourd’hui. Elle permet un dosage simple et efficace et a une longue durée de conservation. Les teintures à base de CBD sont très similaires aux huiles mais utilisent l’alcool comme vecteur au lieu d’un corps gras. Les avantages de cette solution sont une durée de conservation plus longue et une plus grande facilité pour les herboristes et les naturopathes d’ajouter d’autres essences anti-inflammatoires à la formule – toutefois, le goût est pour le moins désagréable.

Pour prendre des huiles et des teintures à base de CBD, il suffit de mesurer la dose souhaitée à l’aide du compte-gouttes fourni et de la placer sous la langue pour un effet rapide ou de l’avaler pour un effet plus prolongé.

2. Capsules de CBD

Les capsules de CBD sont une autre méthode populaire de consommation du CBD. Cela vous évite beaucoup de problèmes de dosage et vous permet de prendre facilement votre CBD en déplacement.

3. Suppositoires de CBD

Les suppositoires de CBD ne sont pas appréciés, mais ils constituent une excellente option pour traiter l’inflammation du tube digestif car ils délivrent les cannabinoïdes directement dans la zone affectée.

4. Topiques de CBD

Toute inflammation de la peau peut bénéficier de la prise de CBD par voie interne. Cependant, le meilleur traitement pour ce type d’affection est généralement topique. Cela permet aux cannabinoïdes de concentrer leurs effets sur les tissus locaux enflammés.

Dans quelles pathologies utiliser un topique de CBD :

  • Psoriasis
  • Eczéma
  • Dermite allergique
  • Acné
  • Lésions musculaires
  • Tendinite
  • Infections de la peau

5. Comestibles au CBD

Les comestibles, comme les bonbons, les biscuits ou les huiles de cuisson, sont également utiles pour introduire le CBD dans le corps. Ils ont bon goût sans compromettre la puissance. Le seul inconvénient est qu’en dehors des gélifiés normalisés, il est difficile de mesurer la consommation de nourriture. Consommer trop de produits alimentaires peut avoir d’autres effets secondaires négatifs à long terme en raison de la teneur élevée en sucre.

Les produits comestibles sont bons pour une utilisation ponctuelle mais il ne faut pas s’en remettre à eux comme source quotidienne de CBD.

6. E-liquides et huiles de vapotage au CBD

Vapoter le CBD est la plus efficace de toutes les formes posologiques – la biodisponibilité par les poumons est beaucoup plus élevée que par le tube digestif.

Le coût de démarrage du vapotage peut être élevé car vous devrez acheter un vaporisateur et la durée des effets a tendance à être plus courte que celle du CBD consommé par voie orale.

Vapoter est idéal pour envoyer le CBD dans les poumons et c’est donc une bonne option en cas d’inflammation des poumons. Cela peut aggraver des problèmes comme l’asthme – utilisez donc toujours les huiles de vapotage CBD avec prudence.

Combien de CBD devrais-je prendre ?

En cas d’inflammation, plus il y a de CBD, mieux c’est. La plupart des recherches sur l’utilisation de cannabinoïdes pour l’inflammation indiquent que la réponse dépend de la dose. Cela signifie que plus vous en prenez, plus l’effet anti-inflammatoire qu’il produit est puissant.

Par conséquent, la dose recommandée variera en fonction du niveau d’inflammation présent.

Pour les inflammations de faible intensité, telles que les stades précoces de l’arthrite, une puissance relativement faible peut permettre d’obtenir les résultats que vous recherchez.

Pour une inflammation plus sévère – telle qu’une maladie intestinale inflammatoire ou des maladies auto-immunes – vous devrez peut-être plutôt opter pour une puissance moyenne ou élevée.

Directives posologiques générales pour les affections inflammatoires

CBD de force faibleCBD de force moyenne CBD de force élevée
• Stades initiaux d’arthrite
• Infection post-virale
• Lésion traumatique de bas grade
• Allergies légères
• Arthrite
• Légère dépression
• Sclérose en plaques
• Athérosclérose
• Hépatite
• Allergies graves
• Dépression modérée
• Maladie de Parkinson

Calcul du dosage de CBD en fonction du poids et de la puissance souhaitée

Unité de quantitéPuissance faible Puissance moyenne Puissance élevée
Impérial (livres)1 mg toutes les 10 livres3 mg toutes les 10 livres6 mg toutes les 10 livres
Métrique (kilogrammes)1 mg tous les 4,5 kg6 mg tous les 4,5 kg12 mg tous les 4,5 kg

En consultant ces directives générales, vous pouvez déterminer approximativement la dose dont vous pouvez avoir besoin pour obtenir le niveau de soutien inflammatoire que vous recherchez.

Il est important de noter que ce ne sont que des recommandations et que votre dose individuelle peut varier.

Par conséquent, ces directives sont conçues pour fournir simplement une estimation approximative de la dose dont vous avez besoin et à vous aider à mettre la posologie en contexte.

Après avoir déterminé la force dont vous aurez probablement besoin, utilisez votre poids pour calculer la quantité de CBD nécessaire par jour (en mg).

N’oubliez pas que ces doses sont en CBD pur – utilisez ces chiffres pour déterminer la quantité d’huile, de capsules ou de produits comestibles que vous devez prendre pour obtenir la bonne quantité de CBD.

Doses quotidiennes de CBD en fonction du poids et de la puissance souhaitée (en mg)

Poids (kg)Faible résistanceForce moyenneHaute résistance

45 kg

10 mg

30 mg

60 mg

57 kg

13 mg

38 mg

75 mg

68 kg

15 mg

45 mg

90 mg

80 kg

17 mg

52 mg

105 mg

90 kg

20 mg

60 mg

120 mg

100 kg

22 mg

67 mg

135 mg

114 kg

25 mg

75 mg

150 mg

Effets secondaires possibles du CBD

Bien qu’il soit prouvé que le CBD n’est pas toxique, il est important de connaître ses effets secondaires potentiels. Tout le monde est différent et ce qui fonctionne chez une personne ne fonctionne pas toujours de la même manière chez une autre.

Voici quelques-uns des effets secondaires les plus courants du CBD :

  • Suppression de l’appétit
  • Diarrhée
  • Somnolence
  • Bouche sèche
  • Sensation d’étourdissement légère
  • Ralentissement du rythme cardiaque
  • Sédation

Verdict final : utilisation du CBD pour l’inflammation

Le CBD est un excellent complément anti-inflammatoire. Il est utilisé pour de nombreux types d’inflammation.

Types d’inflammation pour lesquelles le CBD peut être utilisé :

  • Autoimmunité
  • Réactions allergiques
  • Lésions musculaires traumatiques
  • Douleurs musculaires
  • Maladie inflammatoire de l’intestin
  • Athérosclérose
  • Inflammation postopératoire

Pour utiliser efficacement le CBD contre l’inflammation, il est essentiel d’utiliser des extraits de haute qualité à spectre complet dont il a été confirmé par des tests tiers qu’ils sont exempts de contaminants.

Vous pouvez utiliser pratiquement n’importe quelle forme de CBD pour obtenir des bénéfices anti-inflammatoires, mais nous vous recommandons de trouver une huile très puissante qui fera l’affaire en raison de sa simplicité d’utilisation, de sa rentabilité et de sa longue durée de conservation.

Références

  1. Nagarkatti, P., Pandey, R., Rieder, S. A., Hegde, V. L., & Nagarkatti, M. (2009). Cannabinoids as novel anti-inflammatory drugs. Future medicinal chemistry, 1(7), 1333-1349.
  2. Tsuji, F., Murai, M., Oki, K., Inoue, H., Sasano, M., Tanaka, H., … & Aono, H. (2010). Effects of SA13353, a transient receptor potential vanilloid 1 agonist, on leukocyte infiltration in lipopolysaccharide-induced acute lung injury and ovalbumin-induced allergic airway inflammation. Journal of pharmacological sciences, 112(4), 487-490.
  3. Derocq, J. M., Jbilo, O., Bouaboula, M., Ségui, M., Clère, C., & Casellas, P. (2000). Genomic and Functional Changes Induced by the Activation of the Peripheral Cannabinoid Receptor CB2 in the Promyelocytic Cells HL-60 POSSIBLE INVOLVEMENT OF THE CB2 RECEPTOR IN CELL DIFFERENTIATION. Journal of Biological Chemistry, 275(21), 15621-15628.
  4. Jan, T. R., Farraj, A. K., Harkema, J. R., & Kaminski, N. E. (2003). Attenuation of the ovalbumin-induced allergic airway response by cannabinoid treatment in A/J mice☆. Toxicology and applied pharmacology, 188(1), 24-35.
  5. Srivastava, M. D., Srivastava, B. I. S., & Brouhard, B. (1998). Δ9 tetrahydrocannabinol and cannabidiol alter cytokine production by human immune cells. Immunopharmacology, 40(3), 179-185.
  6. Dvorak, M., Watkinson, A., McGlone, F., & Rukwied, R. (2003). Histamine induced responses are attenuated by a cannabinoid receptor agonist in human skin. Inflammation research, 52(6), 238-245.
  7. Kozela, E., Pietr, M., Juknat, A., Rimmerman, N., Levy, R., & Vogel, Z. (2010). Cannabinoids Δ9-tetrahydrocannabinol and cannabidiol differentially inhibit the lipopolysaccharide-activated NF-κB and interferon-β/STAT proinflammatory pathways in BV-2 microglial cells. Journal of biological chemistry, 285(3), 1616-1626.
  8. Vuolo, F., Petronilho, F., Sonai, B., Ritter, C., Hallak, J. E., Zuardi, A. W., … & Dal-Pizzol, F. (2015). Evaluation of serum cytokines levels and the role of cannabidiol treatment in animal model of asthma. Mediators of inflammation, 2015.
  9. Kaplan, B. L., Springs, A. E., & Kaminski, N. E. (2008). The profile of immune modulation by cannabidiol (CBD) involves deregulation of nuclear factor of activated T cells (NFAT). Biochemical pharmacology, 76(6), 726-737.
  10. Ruhaak, L. R., Felth, J., Karlsson, P. C., Rafter, J. J., Verpoorte, R., & Bohlin, L. (2011). Evaluation of the cyclooxygenase inhibiting effects of six major cannabinoids isolated from Cannabis sativa. Biological and Pharmaceutical Bulletin, 34(5), 774-778.

conditions qui répondent au cannabidiol